Un oiseau bruyant peut coûter 450 € à son propriétaire
Aucun oiseau n’est totalement silencieux, mais certaines espèces vocalisent peu. Avant d’adopter, il vaut mieux connaître leur profil sonore et leurs besoins.
En bref
- Aucun oiseau n’est totalement silencieux, mais cinq espèces sont réputées plus discrètes.
- Un oiseau jugé trop bruyant peut valoir une amende au propriétaire.
- Emplacement de la cage, stimulation et cycle jour-nuit aident à réduire les cris.
Un oiseau peut cohabiter avec un immeuble entier, à condition de choisir l’espèce avec soin. D’après Animalaxy, le silence complet n’existe chez aucun compagnon à plumes, même si certaines espèces sont par nature plus discrètes et supportent bien la vie en logement collectif.
Ce que la loi dit du bruit d’un animal
L’article R1336-5 du code de la santé publique vise toute nuisance sonore portant atteinte à la tranquillité du voisinage, qu’elle vienne d’une personne, d’un objet ou d’un animal. Les murs mitoyens et les cages d’escalier qui résonnent expliquent que chaque cri ou sifflement un peu fort puisse vite devenir une source de tension.
Le propriétaire d’un oiseau considéré comme trop bruyant s’expose donc à cette sanction. Le choix de l’espèce relève aussi du bien-être de l’animal : l’arrêté du 19 juin 2025 exige que chaque oiseau détenu dispose de suffisamment de perchoirs.
Cinq espèces réputées discrètes
| Espèce | Profil sonore |
|---|---|
| Diamant mandarin | Gazouillis doux et trilles légers |
| Canari | Chant mélodieux et modéré |
| Perruche ondulée | Sociable et bavarde, mais plus douce que les aras ou les cacatoès |
| Padda de Java | Calme, vocalise peu, sons feutrés |
| Inséparable élevé seul | Nettement moins bruyant qu’en groupe, s’il est bien stimulé |
Cette discrétion reste relative : aucune de ces espèces n’est présentée comme garantie silencieuse, et rien n’indique qu’elles conviennent à tous les immeubles ou à tous les voisinages. Chanter, siffler et communiquer font partie du comportement normal d’un oiseau, et chercher à les supprimer irait contre son bien-être. L’objectif est une discrétion compatible avec un appartement, non un silence complet.

Les oiseaux à écarter
Les grands perroquets, les aras en tête, sont décrits comme bruyants par nature, leurs cris portant à plusieurs centaines de mètres. Ils s’accordent mal avec un logement partagé.
La perruche à collier, autrefois populaire, est elle aussi à proscrire. Depuis 2016, elle figure sur la liste européenne des espèces exotiques envahissantes préoccupantes, ce qui interdit de la détenir et de la vendre, sauf dérogation très encadrée. Vérifier le statut légal d’une espèce avant toute acquisition est donc une précaution utile.
Les gestes qui limitent les vocalises
Choisir une espèce calme ne suffit pas toujours : l’environnement et les habitudes quotidiennes pèsent tout autant, sans jamais priver l’animal de ses besoins naturels.
- Installer la cage dans une pièce éloignée des murs mitoyens, quand c’est possible.
- Donner assez de perchoirs et de place pour que l’oiseau ne soit ni frustré ni stressé.
- Occuper l’oiseau avec des jouets, des sorties de vol encadrées et des moments réguliers d’échange, car l’ennui est souvent à l’origine des cris les plus intenses.
- Couvrir la cage le soir pour maintenir un rythme jour-nuit et atténuer les vocalises du matin ou de la nuit.
- Noter les moments où l’oiseau crie le plus afin de repérer une cause possible, comme la faim, la solitude ou le manque de stimulation.
Avant d’adopter
Cette étape laisse le temps de vérifier que l’espèce envisagée correspond vraiment au mode de vie du foyer. Pour prolonger la réflexion, Planet Animo a déjà consacré un article à l’adoption d’un compagnon à plumes.
Photo : Oli Sumit / Pexels
