Un oiseau bruyant peut coûter 450 € à son propriétaire

Aucun oiseau n’est totalement silencieux, mais certaines espèces vocalisent peu. Avant d’adopter, il vaut mieux connaître leur profil sonore et leurs besoins.

Thierry Blanchard Par Thierry Blanchard
3 min de lecture
Un oiseau bruyant peut coûter 450 € à son propriétaire
Une perruche au plumage bleu pâle, perchée dans sa cage.

En bref

  • Aucun oiseau n’est totalement silencieux, mais cinq espèces sont réputées plus discrètes.
  • Un oiseau jugé trop bruyant peut valoir une amende au propriétaire.
  • Emplacement de la cage, stimulation et cycle jour-nuit aident à réduire les cris.

Un oiseau peut cohabiter avec un immeuble entier, à condition de choisir l’espèce avec soin. D’après Animalaxy, le silence complet n’existe chez aucun compagnon à plumes, même si certaines espèces sont par nature plus discrètes et supportent bien la vie en logement collectif.

Ce que la loi dit du bruit d’un animal

L’article R1336-5 du code de la santé publique vise toute nuisance sonore portant atteinte à la tranquillité du voisinage, qu’elle vienne d’une personne, d’un objet ou d’un animal. Les murs mitoyens et les cages d’escalier qui résonnent expliquent que chaque cri ou sifflement un peu fort puisse vite devenir une source de tension.

450 €amende maximale pour un oiseau jugé trop bruyant, en contravention de 3e classe

Le propriétaire d’un oiseau considéré comme trop bruyant s’expose donc à cette sanction. Le choix de l’espèce relève aussi du bien-être de l’animal : l’arrêté du 19 juin 2025 exige que chaque oiseau détenu dispose de suffisamment de perchoirs.

Cinq espèces réputées discrètes

Espèce Profil sonore
Diamant mandarin Gazouillis doux et trilles légers
Canari Chant mélodieux et modéré
Perruche ondulée Sociable et bavarde, mais plus douce que les aras ou les cacatoès
Padda de Java Calme, vocalise peu, sons feutrés
Inséparable élevé seul Nettement moins bruyant qu’en groupe, s’il est bien stimulé

Cette discrétion reste relative : aucune de ces espèces n’est présentée comme garantie silencieuse, et rien n’indique qu’elles conviennent à tous les immeubles ou à tous les voisinages. Chanter, siffler et communiquer font partie du comportement normal d’un oiseau, et chercher à les supprimer irait contre son bien-être. L’objectif est une discrétion compatible avec un appartement, non un silence complet.

Deux perruches, une bleue et rayée, une jaune, posées dans une cage métallique à l’intérieur d’une pièce.
Photo d’illustration. Deux perruches ondulées, l’une bleue et rayée, l’autre jaune, dans une cage métallique. Photo : Murilo Folgosi / Pexels

Les oiseaux à écarter

Les grands perroquets, les aras en tête, sont décrits comme bruyants par nature, leurs cris portant à plusieurs centaines de mètres. Ils s’accordent mal avec un logement partagé.

La perruche à collier, autrefois populaire, est elle aussi à proscrire. Depuis 2016, elle figure sur la liste européenne des espèces exotiques envahissantes préoccupantes, ce qui interdit de la détenir et de la vendre, sauf dérogation très encadrée. Vérifier le statut légal d’une espèce avant toute acquisition est donc une précaution utile.

Les gestes qui limitent les vocalises

Choisir une espèce calme ne suffit pas toujours : l’environnement et les habitudes quotidiennes pèsent tout autant, sans jamais priver l’animal de ses besoins naturels.

  • Installer la cage dans une pièce éloignée des murs mitoyens, quand c’est possible.
  • Donner assez de perchoirs et de place pour que l’oiseau ne soit ni frustré ni stressé.
  • Occuper l’oiseau avec des jouets, des sorties de vol encadrées et des moments réguliers d’échange, car l’ennui est souvent à l’origine des cris les plus intenses.
  • Couvrir la cage le soir pour maintenir un rythme jour-nuit et atténuer les vocalises du matin ou de la nuit.
  • Noter les moments où l’oiseau crie le plus afin de repérer une cause possible, comme la faim, la solitude ou le manque de stimulation.

Avant d’adopter

Cette étape laisse le temps de vérifier que l’espèce envisagée correspond vraiment au mode de vie du foyer. Pour prolonger la réflexion, Planet Animo a déjà consacré un article à l’adoption d’un compagnon à plumes.

Photo : Oli Sumit / Pexels

Thierry Blanchard

Adoption, soins, comportement et actualité animale

Thierry Blanchard

Thierry Blanchard a été agent technique dans une réserve naturelle de Loire-Atlantique avant de devenir guide nature. Il écrit pour Planetanimo les astuces du quotidien avec un animal et suit l'actualité animale : réglementation, santé, espèces protégées et faits marquants. Il sort chaque matin avec son épagneul avant sept heures.