La foire de la Barguillère accueille tout son bétail à Foix
Soixante stands, engins agricoles, batteuse à l’ancienne et dressage de chevaux attendent le public ce week-end, avec cette fois tous les animaux annoncés.
La 17e Foire de la Barguillère ouvre ses portes le samedi 10 octobre à Foix, en Ariège, et cette fois les éleveurs pourront venir avec toutes leurs bêtes.
En bref
- Organisée par l’association Rambail en Barguillère, la manifestation dure tout le week-end.
- Le retour d’un plateau complet change donc la physionomie de l’événement, pour les éleveurs comme pour les familles venues regarder les bêtes de près.
- Le changement d’échelle se mesure aujourd’hui à la liste d’attente : l’association doit refuser des exposants et en compte beaucoup qui patientent pour obtenir une place.
Organisée par l’association Rambail en Barguillère, la manifestation dure tout le week-end. Le marché compte 60 stands, et les machines agricoles s’étalent sur une large part des allées de Vilottes. Seul le parking de la MSA échappe à leur emprise. Pour le visiteur qui vient avec curiosité pour les animaux de ferme, c’est surtout la présence du bétail qui fait la différence cette année.
Des animaux accueillis sans contrainte sanitaire
Aucune restriction sanitaire liée à une épidémie ne vient freiner la présence des animaux en 2026 : tous ceux qui avaient été annoncés pourront être reçus. Pour les organisateurs, ce point n’a rien d’anecdotique, comme le résume Christian Mass, bénévole organisateur et ancien président de l’association, selon La Dépêche.
« C’est quand même une inquiétude que nous avons jusqu’à la dernière minute, car le gros d’une foire, c’est la vente des animaux »
Christian Mass, bénévole organisateur et ancien président de l’association
L’association garde en mémoire des éditions plus difficiles. Lorsque des contraintes sanitaires s’étaient imposées, les animaux étaient très peu nombreux, le public bien moins présent, et la foire avait rencontré nettement moins de succès. Le retour d’un plateau complet change donc la physionomie de l’événement, pour les éleveurs comme pour les familles venues regarder les bêtes de près.
Une semaine de montage avant l’ouverture
Depuis une semaine, une vingtaine de bénévoles assemblent les installations. Lundi, des élèves du lycée agricole de Pamiers sont venus leur prêter main-forte, et les services techniques municipaux sont eux aussi mobilisés. Chacun ne peut pas être présent tous les jours, d’où l’exigence affichée par Christian Mass : « Il faut que tout soit nickel ».

Mercredi, il restait encore à achever les boxes destinés au bétail. Le ring central attendait lui aussi son aménagement, avec de la paille disposée sur le pourtour et de la terre au milieu.
Ce que le public verra sur le ring et autour
Le vice-président de l’association, Jean-Pierre Cerli, annonce un programme qui reprend la formule de l’an passé : « Ce sera du copié-collé de l’année précédente ». Au menu :
- des chants anciens sur le ring central ;
- des démonstrations de dressage de chevaux, sur ce même espace ;
- une batteuse à l’ancienne en action samedi et dimanche, avec une cinquantaine de gerbes de blé préparées puis battues devant les visiteurs.
Les danses anciennes, en revanche, ne figurent pas au programme cette année. Les amateurs de soins apportés aux chevaux trouveront dans les démonstrations de dressage l’occasion d’observer le travail entre l’animal et son cavalier.
D’un village à l’autre, puis l’arrivée à Foix
Avant de s’installer dans la préfecture ariégeoise, la foire a connu une vie itinérante dans les communes de la vallée.
- Passages par Saint-Pierre-de-Rivière et Serres-sur-Arget.
- Première édition à Foix, limitée au seul Champ-de-Mars.
- 17e édition, étendue aux allées de Vilottes.
Le changement d’échelle se mesure aujourd’hui à la liste d’attente : l’association doit refuser des exposants et en compte beaucoup qui patientent pour obtenir une place.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Niki Clark. Licence Pexels.
